Fédération Internationale des Comités LIBertad
pour la libération des otages en Colombie
Déclaration initiale à la S/Préfecture de Rambouillet le 16 Février 2005 et parution au Journal Officiel le 26 Mars 2005 sous le N° 2249
Modification par la Déclaration du 13 Janvier 2009 et parution au Journal Officiel le 24 janvier 2009 sous le N° 1803
Adresse postale pour tout contact : 24 rue du Clos Pot - 91760 ITTEVILLE contact@ficib.org
N° SIRET 483 058 616 00010 www.ficib.org
Communiqué de Presse
Fédération Internationale des Comités lIBertad
Au moment où on commémore en Colombie le premier anniversaire de la libération de 14 otages des Farc dont Ingrid Betancourt, la FICIB (Fédération Internationale des Comités Libertad (ex comités Ingrid Betancourt) rappelle que la situation humanitaire en Colombie continue à s'aggraver.
Des milliers de personnes sont encore détenues en otages par divers groupes illégaux, la délinquance commune, les paramilitaires ou par l'une ou l'autre guérilla; parmi elles, 22 militaitres et policiers considérés comme échangeables par la guérilla des Farc, et dont certains sont détenus depuis près de douze ans.
La libération de Pablo Emilio Moncayo (12 ans de captivité) et d'un de ses compagnosns, promise par les Farc depuis Avril sans autre condition que de pouvoir les remettre au père de Pablo Emilio et à la sénatrice Piedad Cordoba, reste bloquée depuis deux mois par le refus du gouvernement Uribe que ces deux persones participent au processus de libération.
Le drame que vivent les familles de séquestrés n'est pas moindre que celui vécu par les familles de disparus : des dizaines de milliers de personnes qui ont été enlevées, torturées puis assassinées par les groupes paramilitaires d'extrème-droite, et dont on commence seulement à retrouver les corps dans des fosses communes creusées par leurs tortionnaires.
Au cortège innombrable des victimes de la violence s'ajoutent également les familles des "faux positifs" : des civils, souvent des adolescents, des retardés mentaux ou des personnes vivant dans les quartiers pauvres autour des villes, qui ont été froiidement assassinés par l'armée colombienne, revêtus ensuite d'uniformes de la guérilla et présentés comme "trophées de guerre" dans le but de recevoir des médailles, des jours de congés ou une promotion . Un rapporteur spécial des Nations unies, à l'issue d'une visite in situ effectuée du 8 au 18 juin 2009, a rendu publique une déclaration dans laquelle il affirme que le phénomène n'est nullement limité , mais qu'il s'agit au contraire d'une
F. I. C. I. B.
Fédération Internationale des Comités LIBertad
pour la libération des otages en Colombie
Déclaration initiale à la S/Préfecture de Rambouillet le 16 Février 2005 et parution au Journal Officiel le 26 Mars 2005 sous le N° 2249
Modification par la Déclaration du 13 Janvier 2009 et parution au Journal Officiel le 24 janvier 2009 sous le N° 1803
Adresse postale pour tout contact : 24 rue du Clos Pot - 91760 ITTEVILLE contact@ficib.org
N° SIRET 483 058 616 00010 www.ficib.org
pratique "systématique et généralisée". En ce moment 1.400 cas ont été dénombrés, et de nombreux autres sont en cours d'investigation.
Le conflit armé qui ensanglante le pays continue à faire des milliers de victimes chaque année, et le nombre de personnes chassées de leurs villages par la violence et la menace approche maintenant les quatre millions, ce qui fait de la Colombie la plus grande catastrophe humanitaire au monde après le Soudan.
En Europe, la libération d'Ingrid Betancourt a malheureusement été suivie d'une nette baisse d'intérêt des media et des dirigeants politiques; ce phénomène a affecté dans une certaine mesure les comités ex Betancourt, dont la fédération internationale a pris maintenant le nom de Comités Libertad . Mais plus de quarante comtés répartis en France, en Begique, en Suisse, en Irlande et au Japon continuenet leur travail d'information et de sensibilisation sur la situation en Colombie, en particuliers sur celle des familles de séquestrés.
Si leurs actions, après la libération d'Ingrid, sont maintenant moins visibles en France, ils ont par contre fortement amplifié leurs contacts avec la Colombie et travaillent de manière étroite avec le groupe "Colombianos por la Paz" - un groupe d'intellectuels colombiens réunis autour de la sénatrice Piedad Cordoba, qui ont établi une négociation directe par internet avec la guérilla, et qui est à la base de la libération en février de cette année des derniers otages politiques détenus par les Farc.
Plutôt qu'une commémoration d'un exploit militaire, la FICIB veut faire du deux juillet une occasion privilégiée de rappeler à tous les citoyens et à leurs élus la situation dramatique de ceux qui restent détenus et d e leurs familles, et rappellent que, plus que jamais, le combat continue !
D. BOUILLON. Président de la FICIB
06 87 49 26 55